Garder le cap...

Vous connaissez ces moments où l'accumulation de petits tracas forme une boule de nœuds au fond de votre gorge ?
Même si je vais bien dans la plupart des pans de ma vie, je connais quelques désagréments ces dernières semaines qui me rendent relativement stressée. La fin de l'année scolaire approche, les enfants ont eux aussi besoin de lâcher les chevaux ! Le beau temps aidant, nous avons pris deux jours pour nous ressourcer en famille, deux jours pour prendre un grand bol d'air, pour déconnecter, pour se retrouver.

Direction le Cap Blanc Nez. Départ surprise après l'école. Une heure de route. Une tente plantée dans un mini camping à Escalles avec vue sur la mer à l'horizon et un confort minimal, à savoir, des sanitaires propres. Pas d'électricité, au moins on est certains de ne pas recharger les portables. Pas de glacière ni de frigo, on a emporté les conserves de rillettes, les chips, les crudités dans un panier... Il n'y a que pour la bière que ça nous manquerait presque... mais tant pis, on la boit tiède ce soir, et demain on mangera au restaurant !

Le Cap Blanc Nez et ses environs sont des endroits qui nous sont chers, à une petite heure de route de la maison seulement.
J'aime le cap et ses falaises face à l'immensité de la mer, ses vallons, côté terres, qui nous transportent comme en Irlande.


La plage, nous l'aimons à 9h30 le matin, quand elle est presque déserte, quand elle nous donne l'illusion de nous appartenir. Nous aimons aussi Sangatte, méconnue et paisible sous la brise. Et puis nous avons découvert Audresselles, un autre style encore.




Pas de plaisirs plus grands que de sentir l'herbe nous chatouiller les orteils, que le soleil du matin qui nous éblouit pendant le premier café, que la balade du soir sous la lumière dorée, que la nuit sous la tente au son du vent qui fait chanter les feuillages.


Nous n'avons pas fait beaucoup de photos. Mais j'avais emmené un carnet et ce fut de loin ma meilleure idée de ces 48 heures ! 

J'ai voulu garder une trace subjective de ces deux jours particuliers. Ce carnet de balade s'inscrit dans la continuité des expériences créatives que je mène en ce moment, à l'aquarelle notamment. 
Ecrire ou peindre pour garder une trace demande aussi de se concentrer sur le moment présent, d'écouter ses sensations auditives et olfactives, d'observer en détail les couleurs et les formes. Voir de ses propres yeux, retenir avec son nez et ses oreilles, ne pas vivre les instants au travers d'un écran, être résolument présente. 




Je prolonge ces quelques jours en terminant les pages non encore peintes de ce journal de bord. C'est ma foi bien délicieux.

Nous préparons aussi les vacances de cet été. Un séjour en tente dans une pâture chez un ami au fin fond du Limousin se dessine... 


Commentaires

  1. C'est vraiment super et cela donne vraiment envie !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ces parenthèses sont tellement bénéfiques !

      Supprimer
  2. J’adore ce joli coin et je connais très bien le Limousin. Deux belles destinations. Je fais toujours des carnets de voyage lorsque nous partons en vacances (ça fait bien longtemps que ça n’est pas as arrivé!). Mais j’admire que tu parviennes à les illustrer sur le vif avec les enfants autour. J’attends toujours le soir mais, la fatigue aidant, c’est parfois moins abouti que je ne l'espérais initialement!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton petit mot ici !
      Je reprends souvent le carnet quand les enfants sont couchés ;-)

      Supprimer

Enregistrer un commentaire