C'est notre tour

Avant d'avoir des enfants (ah là là, qu'est-ce que je peux radoter), je ne me rendais pas vraiment compte du côté cyclique de la vie (niveau de gnangnantitude : + 36). Je ne percutais pas vraiment quand j'entendais "ton tour viendra", "tu verras quand ce sera toi"...
Pourtant, le grand philosophe Ribéry l'avait bien dit : "la routourne" finit par tourner. Même Rafiki, le vieux babouin présentant Simba sur son rocher, entonnait "the cycle of life" (c'était la minute culturelle). Allô ma vieille !

Mercredi 15 juin, nous avons assisté au premier spectacle d'école de notre crapaud. Alors certes, c'était un spectacle au rabais : 30 minutes dans la salle de jeux, juste sa classe, pas de fête de fin d'année (à cause des consignes de sécurité, de Vigipirate et d'un peu de flemme du côté des équipes pédagogiques sans doute). Mais on n'a pas boudé notre plaisir.

Assise sur ce banc d'écoliers, j'ai dévoré des yeux mon petit grand, un peu intimidé au début puis tellement lui quand le groupe s'est mis à chanter. Cette année, la maman émue et si fière, c'est moi. Le papa amusé et qui s'est empressé de ré-accorder sa guitare pour chanter avec ses enfants le soir-même, c'est lui. C'est notre tour. Nous avons mis le doigt dans l'engrenage, l'an prochain, nous aurons deux loustics à applaudir.

Je félicite très chaleureusement Isabelle, l'animatrice qui a initié nos petits à la musique cette année, même si elle ne me lira sans doute jamais. Elle a fait un travail formidable avec nos bouts de choux. Jeux vocaux, comptines mimées, première approche des percussions, du rythme, tous ces ateliers ont en tout cas donné le goût du chant et de la musique à notre fils, qui certes, nous casse un peu les oreilles maintenant avec son xylophone et son tambourin, mais les voisins n'ont pas encore porté plainte.

Enfin, quand j'ai commencé à écrire tout ça, c'était avant l'achat d'un ukulélé par super papa... Affaire à suivre, donc, pour les voisins ! ;)