1 an de running : comment je suis (presque) devenue sportive

Il y a un an presque jour pour jour, je me mettais à la course à pied pour de bon ! Après quelques tentatives avortées les années qui ont précédé, cette fois fut la bonne.

Je me suis dit que ça pouvait vous intéresser de lire mon témoignage car je suis l'exemple type de la fille qu'on qualifie de "pas sportive", mais vraiment genre "LA fille pas sportive de la famille".
Bien entendu, la pratique du badminton en UNSS en terminale et mon année d'entraînement pour l'épreuve de course du concours de prof des écoles n'ont pas marqué les mémoires. Peut-être parce que pour la première, le but était peut-être plus de draguer les garçons que de vraiment faire du sport, et que pour la seconde, j'ai rangé mes baskets au placard une fois l'épreuve terminée et mon objectif d'avoir 10/20 atteint.
Bref, voilà donc une année que je me suis trouvé une activité sportive pour laquelle je suis relativement assidue.
En un an, j'ai appris pas mal de choses sur moi et sur ma condition physique !
Pourquoi le running ?

Courir est un sport à priori facile d'accès, relativement peu coûteux pour démarrer. Le seul investissement vraiment nécessaire, c'est la paire de baskets. Après, c'est vrai, on peut s'acheter des tenues, des accessoires, des montres high tech, mais très sincèrement, ce n'est pas cela qui vous fera courir plus vite ou qui vous motivera à bouger vos petites fesses au début !
Courir, tout le monde peut le faire : le plus dur est de se motiver à y aller.
Ce que j'apprécie dans la course, c'est que cette activité me permet d'évacuer les tensions. Je suis solitaire par nature, alors courir seule est un vrai plaisir pour moi, et c'est mon moyen pour me vider la tête. Quand on est maman de jeunes enfants, c'est aussi une activité facile à programmer pour retrouver du temps pour soi. Pas difficile question emploi du temps : il suffit que mon chéri soit là pour garder les petits et je peux m'accorder une demi-heure/une heure pour moi.


Les difficultés rencontrées

Je crois qu'il est important de parler des difficultés, car évidemment, on en rencontre !!!
Comme je le disais plus haut, le plus difficile, c'est de se motiver. On peut toujours trouver une excuse pour ne pas aller courir : pas le temps, trop fatiguée, trop froid, mauvais temps... C'est un combat contre sa mauvaise volonté, surtout quand on n'a pas l'habitude de faire du sport. Mais au final, on regrette rarement d'avoir fait une sortie, on y ressent même du plaisir, au bout d'un moment, on est satisfait de soi même, ce qui fait qu'on devient vite addict !

Parmi les obstacles, je crois qu'il est important aussi d'apprendre à connaître ce qui nous convient ou ne nous convient pas. Trouver son rythme, ça prend du temps. Je me suis rendu compte aussi que certains moments de la journée me convenaient moins que d'autres pour courir. Je suis une matinale, c'est indéniable ! Une matinale et une solitaire : courir avec des gens est difficile pour moi, après un an, je commence seulement à y trouver un intérêt, mais ponctuellement. Je ne me vois pas courir accompagnée à chaque sortie, sûrement parce que le plaisir que je prends réside dans le fait de me retrouver avec moi-même !

Mais le plus gros problème rencontré en un an à été une douleur au genou, survenue après ma première course de 10 km. Il s'agissait en réalité d'un syndrome de l'essuie-glace au genou droit, qui se manifestait par une violente douleur, pas présente au repos, mais qui survenait brutalement au bout de 10 à 15 minutes de course. Le truc vraiment rageant ! Après consultation du médecin, je me suis orientée vers une podologue afin de réaliser un bilan postural. Ce rendez-vous a été très enrichissant car la podologue a mis en évidence d'autres soucis que mon genou, dus à des traumatismes antérieurs. Elle a pu me proposer des semelles qui corrigent ma démarche et ma posture et qui ont totalement résolu mon problème : depuis octobre dernier, je n'ai plus jamais eu mal au genou !


Mes progrès en un an

La première année, les progrès sont rapides ! De petites sorties de 25 à 30 minutes, je sais aujourd'hui que je peux aller jusqu'à 1h15 environ, même si en général, mes sorties font 40 à 50 minutes en moyenne. Alors que je dépassais rarement les 5 km les premiers temps, j'ai vote compris que j'étais capable de courir jusqu'à 10 km si j'y allais doucement.
Au début, je courais à une allure de 7 à 8 minutes au kilomètres, aujourd'hui, je suis entre 6 et 7 minutes au kilomètre selon la sortie (tout dépend si je pars en endurance ou si j'introduis des accélérations). Sur des courses de 5 km, je commence doucement à passer sous la barre des 6 minutes ou kilomètre.
Cette saison, je m'inscris à pas mal de courses car je trouve cela très motivant. Cela me donne des objectifs et me permets de progresser. Ce sont des moments souvent très conviviaux, d'autant que j'ai quelques proches qui y participent aussi.

Ce que je retiens

Ce que je retiens de cette année de running, c'est que tout le monde peut s'y mettre, et qu'il existe une vraie communauté de coureurs, qui se soutiennent sans se juger. A aucun moment on ne m'a dévalorisée parce que j'étais lente. J'ai compris que la vraie compétition en course, c'est celle qu'on entreprend contre soi-même !
Courir, pour moi, ça a aussi été un moyen de clouer le bec aux préjugés. Une façon de dire merde à ceux qui me cataloguaient.
En tout cas, courir me fait du bien, courir a boosté ma confiance en moi et a apaisé le rapport que j'avais à mon corps. 
Et j'espère sincèrement pouvoir continuer longtemps, à mon rythme ! Je ne gagnerai jamais de course, et là n'est pas mon objectif, mais je suis heureuse de progresser, de me donner de nouveaux défis.

Aujourd'hui, j'ai bien envie de me fixer l'objectif de finir un semi-marathon en 2017 ou 2018. Affaire à suivre, donc !

Commentaires

  1. J'étais comme toi, la non-sportive par excellence, même le badminton c'était une catastrophe. J'ai choisi le running parce que c'était le seule sport où je n'étais pas trop mauvaise et où je n'avais pas trop besoin de coordination ^^
    Du coup quand j'ai commencé à courir personne n'y croyais, mes parents m'ont même vexée pour ma première course quand je leur ai dit que j'étais dans la 10ème fille au classement "ah bon y'avait que dix filles qui couraient ??"
    Maintenant tout le monde me prends au sérieux, ça me fait marrer quand je reçois un message du genre "y'a un marathon près de chez nous tu viens le faire ??"
    On a bien fait de s'accrocher parce que c'est vraiment agréable de pouvoir courir ! Et comme tu le dis peu importe notre vitesse, tout le monde peut le faire !

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    1. Merci pour ton témoignage ! Je crois que le running a révélé pas mal de filles qui pensaient être des buses en sport !
      Je viens d'aller voir tes blogs, je vois que tu tricotes et couds aussi, nous avons donc plusieurs points communs !!!

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  2. Cela fait quelques semaines que je me dis qu'il faudrait que je me remette à courir (avant mon déménagement en Vendée, j'allais courir plus ou moins régulièrement à Paris). Ton billet me donne envie encore plus d'y retourner ! :)

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    1. Et le printemps est la saison idéale pour s'y remettre !

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  3. Tout à fait ça ! J'ai commencé à courir en octobre dernier pour octobre rose et j'ai découvert que je pouvais parler en courant ! Ca a été la révélation car sinon je m'ennuie... Je suis assidue depuis et j'adore !!!

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    1. Oui on se met souvent des barrières, on a des préjugés, mais en allant doucement, ce sport est vraiment accessible à tout le monde :)

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  4. Merci pour ton témoignage, je croise souvent des "coureurs" et je les envie, ils ont l'air si biens et si paisibles, cela donne envie.
    Malheureusement, étant en surpoids, je n'ose pas sortir de chez moi et aller courir, j'ai peur du regard des autres sur moi et de leurs jugements "tiens, une grosse qui court... comme c'est moche". Je sais, je me mets des barrières pour rien, mon poids étant déjà une barrière à lui tout seul. Pour l'instant, je fais d'autres sports, j'essaierai, je pense, la course à pieds quand je serai plus à l'aise vis à vis de mon corps, et plus à l'aise également avec le regard des autres.

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    1. Bonjour Maggy. Je te souhaite de trouver un peu d'apaisement et de faire fi du regard des gens si tu as envie de te mettre à la course. Peut-être qu'en trouvant quelqu'un de motivé pour courir avec toi, ce serait plus facile ? Pour débuter, parfois, être en groupe permet de se motiver, de ne pas se défiler quand une séance est prévue, et de se sentir moins ridicule. Mais comme je l'ai dit dans l'article, je crois que notre pire ennemi n'est autre que nous-mêmes. En réalité, les coureurs en tout cas ne se jugent pas entre eux, je crois.
      Bises

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  5. Il est clair que le plus dur c'est la motivation. j'ai la chance d'etre entouré par des runners, ca aide pour sortir ... Voir les progrès aussi ca aide. 5km, 10km, j'en suis à m'inscire sur des distances 16km, qui sait si un jour je ne me retrouve pas sur un semi ^^ Ensuite, je pense que je tenterais les performance sur ces distances plutot que le marathon ^^
    bravo pour ton abnégation !

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  6. Merci action. Je commencé à pratiquer à nouveau. Difficile pour les nouveaux arrivants. Espérons que je vais faire comme vous

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